Témoignage(s)

Témoignage de parrain

« Mon expérience de 25 ans d’adhésion à Un Enfant une Famille m’a ouvert le monde fascinant du parrainage d’enfant. Le couronnement de ces expériences enrichissantes se traduit dans cette photo ci-dessous : ma première rencontre avec la fille de mon filleul. J’ai accompagné son père plus ou moins régulièrement pendant 25 ans.»

Randolf Gränzer

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Une maman témoigne

Zaïnaba mère de  Yasser et Dounia

J’ai découvert le parrainage de proximité grâce à un article dans vies de familles de la CAF en 2008. Mes  enfants sont parrainés par Yves depuis mai 2009 grâce à Un Enfant Une Famille. Yves pense que le parrainage, ce sont des moments de partage entre lui et les enfants. Pour moi c’est une aide à la parentalité indispensable toutes ces années. Je partage toujours avec lui les décisions que je prends pour les enfants. Un week-end sur deux,  les vacances dés qu’il pouvait,cela m’a permis de confier mes enfants en toute confiance et prendre un bol air, faire des choses uniquement pour moi.

Yves a non seulement ouvert sa vie aux enfants mais aussi celle de sa famille, une richesse pour mes enfants.Yasser a 20ans Dounia 14 ans, le parrainage a changé de forme mais continue.

Aujourd’hui, Yves est plus qu’un parrain, c’est un membre de notre famille. J’aime penser qu’un jour les enfants seront là pour Yves en retour.

Merci à Un Enfant Une Famille qui a mit sur notre chemin notre « Ange gardien ».



Ce parrainage a tout changé

Je m’appelle Châu, j’ai 40 ans. J’ai été parrainée en 97 par Marie-Chantal Sabatier. A temps plein : elle m’a accueillie pendant 7 ans dans sa maison. Je suis arrivée en France sans famille, sans papier, je ne parlais pas un mot de français … donc grâce à elle ma vie a été transformée. J’ai appris le français j’ai découvert la France, repris la scolarité, j’ai pu régulariser ma situation administrative… J’ai pu m’envoler de mes propres ailes grâce à son aide à l’époque, me marier, avoir des enfants, un travail, une stabilité…

Comment l’ai je rencontrée ? J‘ai été accueillie par l’assistante sociale, puis l’ASE, l’aide sociale à l’enfance, qui m’a confiée dans une maison d’enfants située à Gennevilliers, la Passerelle 92. La Passerelle m’a présenté l’association Un enfant Une Famille, association de parrainage de proximité qui m’a trouvé cette marraine dans le 6e arrondissement de Paris.

Elle désirait accueillir un petit garçon au départ, et puis voilà quand elle m’a rencontrée, et qu’elle a connu mon histoire, elle m’a aidée.

On s’est vu la 1ere fois lors d’un weekend en juillet 97, on s’est baladé en vélo et on pique-niquait au Champs de Mars avec deux de ses amies. Après, je suis repartie en Bretagne dans ma famille d’accueil de vacances, puis au mois d’août, je suis partie faire la randonnée en Haute Savoie avec Marie Chantal et sa mère, puis je suis revenue habiter chez elle à la rentrée. J’étais un peu perdue au départ, mais elle m’a mise en confiance et elle m’a rassurée.

Elle m’a transmis l’amour du français, le goût de découvrir le monde … Et sa générosité ! Sa famille m’a accueillie en tant que filleule. Pour sa mère, j’étais sa petite fille.
Donc, après le décès de ma marraine en 2011, je suis restée en contact avec sa famille. Je suis invitée avec ma famille à participer à la fête de Noël et on est aussi invité quand il y a une fête d’anniversaire. Par ailleurs, on passe de temps en temps dans la maison familiale de vacances.

Grâce à cette rencontre avec ma marraine, toute ma vie a été transformée. Elle était contente de m’aider, et moi j’ai eu la chance de pouvoir la rendre heureuse… Toutes les deux étions contentes de nous retrouver, de nous rencontrer sur le chemin de notre vie.

Je suis depuis des années membre au Conseil d’Administration d’Un Enfant Une Famille, je m’occupe du côté administratif de l’association, je participe à la promotion du parrainage de proximité en parlant dans les mairies, dans les communes du 92 où j’habite actuellement, dans les cabinets médicaux, chez les commerçants, chez les connaissances aussi.

J’aimerais bien qu’il y ait d’autres gens qui puissent faire partie de l’association, pour donner une chance à des jeunes qui sont dans la même situation que moi, voire pire, en cherchant d’autres parrains-marraines pour ces enfants.




Comment dire à un enfant qu’on est présent pour lui

Comment dire à un enfant qu’on est présent pour lui et qu’il pourra compter sur nous, s’il n’existe entre lui et nous-mêmes aucun lien de parenté ?

Pour Sonia, alors âgée de cinq ans, qui se trouvait dans un Centre de rééducation à la suite de mauvais traitements ayant conduit à une hémiplégie et à de graves séquelles cérébrales, j’avais décidé de m’appeler « marraine ». Je n’y avais pas réfléchi à l’avance, mais je sentais que l’enfant avait besoin d’une dénomination claire et rassurante qui ne soit pas en concurrence avec le mot « maman ». Ce mot couvrait en effet pour elle l’objet de tous les désirs au point que la jeune femme qu’il concernait en était effrayée. Elle ne s’était jamais sentie capable d’exercer cette fonction, tout en souhaitant le mieux pour sa petite fille.

A l’âge de deux ans et demi, la petite fille est arrivée au Relais Parental « La Passerelle 92 », amenée par une maman qui nous a rapidement fait confiance et qui, malgré son parcours chaotique, venait la voir assez souvent. Mais, à l’âge de quatre ans, pendant une longue absence de la mère à l’étranger, une jeune femme se disant la « copine » de cette dernière demanda à sortir Sonia. C’est à ce moment que nous fumes amenés à demander au juge des enfants une mesure de protection pour Sonia.

La suite est difficile à raconter. Au seuil des vacances d’été, elle fut confiée par l’Aide Sociale à l’Enfance à un Placement familial spécialisé qui l’installa dans une famille d’accueil nouvellement recrutée. En octobre de la même année, sa maman nous apprit qu’elle était hospitalisée en Service de soins d’urgence. Nous l’y avons retrouvée dans le coma, gravement maltraitée et violée par le père de la famille d’accueil.

Pendant son séjour d’environ un an dans un Centre de Rééducation de la région parisienne, j’ai rendu visite à Sonia chaque samedi, à moins qu’une ambulance ne l’amène pour quelques heures à la Passerelle 92. Un petit groupe d’amis s’était formé autour d’elle et devint son comité d’accueil régulier. Composé d’employés et de personnes bénévoles de la Passerelle, il a continué cette action lorsque Sonia est partie dans un Centre d’ Accueil à Warnecourt, près de Charleville-Mézières dans les Ardennes. L’Aide Sociale à l’Enfance des Hauts-de Seine, qui était alors responsable de Sonia au titre d’une Délégation d’autorité parentale, était favorable à la prise en charge d’un transport régulier de Sonia à la Passerelle : elle y passait la journée du samedi et voyait aussi de temps en temps son petit frère Benjamin que sa maman confiait souvent au Relais Parental. Les contacts avec cette dernière étaient devenus de plus en plus rares.

A l’âge de 18 ans, Sonia changea de statut et d’établissement. L’UDAF des Ardennes en obtint la responsabilité, et la jeune fille déménagea aux Campanules. Malheureusement, l’Aide Sociale à l’Enfance des Hauts-de-Seine qui avait pleinement reconnu mon parrainage, n’en informa pas l’UDAF ce qui a rendu les débuts de notre action difficile. Comme il n’était plus possible de faire partir Sonia à la Passerelle, j’ai décidé de rendre des visites régulières à ma filleule. J’ai eu le bonheur de trouver un accueil très chaleureux de la part du personnel et de la direction des Campanules que je tiens à remercier du fond du cœur. Je fus surtout heureuse d’assister à l’évolution la plus favorable qu’on puisse imaginer de Sonia, qui s’est structurée et apaisée de façon remarquable. Sonia a également continué de bénéficier des visites de Sophie Desboves, directrice de la Passerelle et de Sylvie Lajri, Chef de Service.

Depuis environ trois ans, son parrainage s’est élargi et consolidé grâce à l’implication de la Présidente de l’association de Parrainage de Proximité « Un Enfant Une Famille », Claudine Husson, de son mari Jean-François, secrétaire de l’association et de Jean-Pierre Hourton, trésorier. Ils rendent régulièrement visite à Sonia qui est ravie de recevoir les « amis de Paris ».



Andrée, Lydie, Lucia, Anne et Anael



Film réalisé pour les 40 ans de l’association

par Siegfried LEFEZ



Conférence du Journal de l’Action Sociale

Passionnante conférence du Journal de l’Action Sociale (JAS) sur le délaissement parental (vidéo ici). Question sur le parrainage de proximité à partir de 2h38min30sec.